Mon histoire - les entraîneurs non plus n'ont pas toujours été en pleine forme !

Mon histoire

Autour de la vingtaine, vous vous sentiez bien. Vous étiez actif, en forme et mince. A partir de la trentaine, vous avez eu moins de temps. Peut-être pas autant en forme qu’avant, mais bon, vous retrouveriez la forme plus tard, ce n’était pas bien grave. Pas aussi mince qu’avant non plus, mais bon, vous aimiez la bonne nourriture. Puis dans la quarantaine, votre corps ne réagit plus comme avant. Mais bon, c’est la vie, vous n’avez plus vingt ans! Vous ne pouvez pas être aussi performant en vieillissant …

Est-ce que cela vous semble familier?

Vous aimeriez changer. Vous avez lu sur Internet les histoires de ces personnes qui sont plus en forme durant la quarantaine que la vingtaine. Est-ce vraiment possible?

Aller à la gym peut être intimidant, surtout si vous ne savez pas quoi faire. Et tous ces coureurs et culturistes… Vous n’appartenez pas à ce monde…

Les entraîneurs personnels sont encore plus intimidants. Ils sont généralement forts et en forme. Ils semblent avoir toujours eu une vie parfaitement saine. Ils savent où vous en êtes, mais peuvent-ils le comprendre? Leur regard, leur performance, leur histoire …
Ils peuvent écouter votre histoire. Ils sauront ce que vous avez traversé. Mais peuvent-ils le ressentir?

Le fait est que les entraîneurs ont aussi leurs histoires. Ils peuvent vous comprendre plus que vous ne le pensez.

Je ne connais pas votre histoire. Voici la mienne.

Quand j’étais adolescent, je détestais le sport. Pourquoi transpirer quand on peut juste lire un livre ou jouer aux cartes avec ses amis? J’avais fait du judo, mais ça n’a jamais vraiment cliqué. Malgré cela, j’étais encore relativement en forme : quand j’étais enfant, passer le plus clair de notre temps à marcher, être dehors et jouer était la norme.

En tant que jeune adulte, j’ai commencé le karaté. L’influence des films de Bruce Lee… Ce type de combat m’intéressait plus que le judo. J’ai eu la chance d’avoir un bon premier professeur. Le karaté m’a fait aimer l’activité physique et accepter la douleur de l’entraînement. J’ai traversé ma vingtaine en étant en pleine forme. J’étais relativement souple : je n’étais pas très loin du grand écart. Je pensais que j’étais fort du fait des 20 pompes que nous faisions régulièrement.

Je suis allé à l’armée. Je courais régulièrement autour de la base une ou deux fois (de 10 à 20 km), et je m’entraînais avec des commandos. Ces gars-là étaient de vrais durs, bien que très humbles. Ils m’ont beaucoup appris sur ce qu’est le vrai combat, par rapport à la compétition ; et aussi que les gars les plus durs sont ceux qui jouent le moins les durs! Bien sûr, j’étais encore en bonne forme en ce moment.

J’ai commencé à travailler et j’étais encore très actif. J’ai même couru un marathon (3h34, pas mal pour une première fois). Pendant tout ce temps, même léger (68 kg), je mangeais beaucoup. Équilibré, mais beaucoup. Voilà comment c’est arrivé…

Je suis devenu gros et faible. Je mangeais toujours comme un individu actif. Le problème est que je n’étais plus actif. Cela ne s’est pas produit tout de suite, mais petit à petit. Je n’ai même pas réalisé jusqu’à mon arrivée dans la trentaine.

À un moment donné, j’étais proche de 80 kg, et ce gain n’était pas que des muscles !

Comme dans le film Matrix, ma perception intérieure de moi-même était mon alter ego plus jeune et plus léger. La réalité était un moi en sur-poids et plus très forme.

Je me souviens vivement qu’une fois, autour de  Noël, j’ai décidé de réagir. J’allais commencer quelques pompes, tous les jours ! Après tout, j’avais l’habitude d’effectuer des séries de 20 ! Je me suis placé sur le sol, et mis en position. Jusqu’ici tout allait bien. Je le sentais  toujours bien. Je descendis. Toujours ok. Je suis remonté. Ho ho. Beaucoup plus dur que ce à quoi je m’attendais. J’avais du mal. Bon, commençons la deuxième répétition. Vers le bas, ok. Maintenant vers le haut. Encore, encore. Un peu plus. Aïe ! Je me suis fait mal au dos…

Oui. Je me suis blessé au dos en faisant ma deuxième pompe. J’étais devenu faible à ce point. J’étais un individu faible et en sur-poids, au début de la trentaine. Triste.

J’aurais pu abandonner et accepter le fait que je n’avais pas le temps de m’entraîner, que c’était juste une évolution normale de la vie. Je ne l’ai pas fait. En quelques mois, j’ai perdu presque tout le gras. Je me suis aussi éduqué. J’ai lu beaucoup de livres et regardé beaucoup de vidéos. J’ai réalisé que je devais devenir plus fort, et que le reste suivrait. C’était le début d’un nouveau voyage au pays de la force.

Quelques années plus tard, je me sens plus fort que jamais. J’aime soulever des objets lourds au-dessus de ma tête, soulever une barre depuis le sol, épauler un kettlebell, ou descendre en grand écart au sol. Il serait pourtant facile d’oublier le début du voyage.

Quand nous nous rencontrerons, rappelez-vous que j’ai raté ma seconde pompe, et que la personne sur la photo, là, au-dessus, c est moi…

Vous pouvez penser que les entraîneurs ne comprennent pas. Comment peuvent-ils comprendre ce que cela signifie de se sentir faible, en surpoids, inapte, complètement hors de forme ? Ils sont si forts ! Ils ne peuvent pas le ressentir !

Mais en fait, si, ils le peuvent souvent. Tous les entraîneurs n’ont pas commencé en tant qu’athlètes et continué ainsi jusqu’à la retraite. Il y en a quelques-uns parmi nous qui ont vraiment été hors de forme et non seulement savent, mais aussi comprennent, ce que cela demande pour se remettre en forme !

Il y a des gens comme moi, qui étaient en relativement bonne forme, pour ensuite devenir gros et inaptes quand la vie est arrivée. Plus de travail, moins d’activités physiques, plus d’argent pour profiter de bons restaurants. Il est extrêmement frustrant et démoralisant d’échouer à une pompe quand on se souvient de ce qu’on était en mesure de faire.

Il y a ceux qui ont été blessés. Le dos cassé, par exemple. Très athlétique, et soudainement incapable de seulement marcher correctement.

Il y a ceux qui n’ont jamais été en forme jusqu’à ce qu’ils aient décidé d’agir. Peut-être juste pour pouvoir tenir le coup avec leurs enfants…

Tout le monde a une histoire. Cette histoire est unique. Elle peut être plus facile ou plus difficile qu’une autre histoire. C’est le passé. Un bon entraîneur ne jugera pas par ce que vous avez été, ou même par ce que vous êtes. Il regardera le futur et vous aidera à devenir ce que vous voulez être.

Quand est-ce qu’on commence?

Cliquer ici pour laisser un commentaire ci-dessous 0 commentaires

Répondre :