Le verre de stress - Strong mobility

Le verre de stress

Comment est-il possible qu’un élève sérieux, qui suit à la lettre un programme testé et approuvé, n’atteigne pas les objectifs que le programme devrait offrir ?

L’élève devrait-il changer ses priorités et se concentrer sur un autre type d’attribut physique que la force ?

Généralement, lorsqu’un novice demande un programme, il lui est demandé quels sont ses objectifs, à quoi il a facilement accès, ses contraintes et divers détails logistiques. Finalement, il reçoit un programme à suivre. Cela peut être avec des kettlebells, barres olympiques, poids de corps, un mélange de tout cela ou un outil complètement différent. Tant que les principes d’entraînement de la force sont respectés, les modalités n’ont pas vraiment d’importance.

La seule chose qui compte vraiment, c’est que le programme corresponde aux objectifs et aux possibilités logistiques du stagiaire, et qu’il s’agit d’un programme efficace, testé et approuvé. D’innombrables personnes au cours des décennies ont suivi ces programmes et prouvé qu’ils délivraient, tant que l’élève est persistent.

Comment est-il possible, alors, que ces programmes ne tiennent pas toujours leurs promesses?

L’élève suit-il systématiquement le programme ? Oui.

Est-ce que l’élève mange et se repose suffisamment pour récupérer? Oui.

L’élève s’adapte-t-il au cycle de stress / récupération? Vraisemblablement. Mais peut-être pas.

C’est ici qu’intervient le concept du verre de stress, présenté par le Dr Chris Hardy dans son livre Strong medicine, co-écrit avec Marty Gallagher (Strong Medicine, How to Conquer Chronic Disease and Achieve Your Full Genetic Potential by Dr. Chris Hardy).

Dr. Hardy représente la capacité de gestion du stress avec un verre. Toute source de stress remplit le verre un petit peu, que ce soit la présentation que vous devez terminer pour la réunion de demain, ou les 5 séries de 5 squats que vous venez d’achever.

Or, la programmation ne prend souvent en compte que le stress de l’entraînement.

Qu’en est-il des autres sources de stress de la vie de l’élève ? Est-ce que l’élève travaille en équipe de nuit ? At-il un problème personnel, ou un horaire chargé au travail avec une échéance importante qui s’approche? Est-ce qu’il déménage dans une nouvelle ville ? Le stress n’est pas seulement induit par l’entraînement.

Toutes les sources de stress s’additionnent et remplissent le verre.

La récupération vide le verre : bonne nourriture, repos, méditation, etc.

 

La bonne nouvelle est que le verre n’a pas une taille définitive ! Si nous remplissons correctement le verre avec la bonne quantité de stress, nous forçons une adaptation. La taille du verre augmente. Par contre, si nous le remplissons trop, il déborde. C’est le sur-entraînement.

C’est ainsi que nous pouvons augmenter la charge et le volume. C’est aussi pourquoi la charge d’entraînement lourde du mois dernier est aujourd’hui une charge qui parait légère. Le verre est plus grand. Le même stress le remplit un peu moins. C’est aussi pourquoi une augmentation de la charge et du volume doit être soigneusement pensée. Trop et trop vite conduit à trop remplir le verre, à le faire déborder, et finalement à la perte de performance.

Une bonne programmation devrait remplir le verre suffisamment pour induire une adaptation, et suffisamment peu pour éviter un sur-entraînement.

Mais si nous ne prenons pas en compte les autres sources de stress, le stress d’entraînement, qui aurait été approprié dans des conditions normales, suffira à faire déborder le verre. Nous sommes en territoire de sur-entraînement.

Je présente ce concept à tous mes élèves. Quand nous commençons une séance, je leur pose la questions sur leur verre de stress : comment est-il aujourd’hui ? Parfois, si le verre est déjà bien rempli, nous adaptons le programme pour une session ou deux.

Sachez quand modifier légèrement le programme et il délivrera toujours !

 

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